JFL

12 mars 2020

Mise à jour : Perspective concernant les marchés mondiaux

Ces derniers jours, nous avons assisté à un repli substantiel des marchés à cause d’une aggravation de la sévérité de l’épidémie de la COVID-19 — maintenant officiellement considérée comme une pandémie — à laquelle s’ajoute l’effondrement inattendu des cours du pétrole. Il est pratiquement impossible pour qui que ce soit de prédire ce qui arrivera au cours des jours et semaines à venir, car la situation liée à la COVID-19 demeure en évolution. Certains pays suivent l’exemple de la Chine en adoptant des mesures sans précédent pour limiter rapidement la propagation du virus. Bien que le risque d’infection demeure faible pour la population en Amérique, nos gouvernements et entreprises de premier plan semblent mettre en œuvre des mesures qui seront nécessaires pour assurer que le pire des scénarios ne se concrétise pas.   

Notre objectif premier est d’agir en gardiens responsables du capital de nos clients. Sachant qu’à court terme, des chocs et des marchés volatils sont inévitables, nous estimons que l’application de notre philosophie d’investissement qui a résisté à l’épreuve du temps et a assuré la résilience de notre portefeuille lors de nombreuses tempêtes boursières, continuera de produire d’excellents résultats à long terme.

Comme nous l'avons déjà dit, jusqu'à la période des Fêtes, l'économie mondiale semblait être en relativement bonne forme. Évidemment, 2019 s'est avéré être un marché solide et a fourni d'excellents rendements dans la plupart des portefeuilles de nos clients, en particulier ceux qui privilégient les actions. Malheureusement, la propagation du coronavirus a conduit à un certain nombre de problèmes qui entraîneront probablement un ralentissement de la croissance économique et auront un effet direct ou des retombées dans une variété d'autres domaines. Le coronavirus affecte sans aucun doute les chaînes d'approvisionnement mondiales, ainsi que la demande de pétrole. En conséquence, les prix du pétrole ont commencé à fléchir au début de l'année. L'évolution la plus récente et la plus importante est l'effondrement de l'OPEP et la chute du prix du pétrole à moins de 35 dollars le baril. L'Arabie saoudite est excédée de supporter le poids des baisses de production et, en offrant des baisses de prix et une augmentation de la production, essaie d'encourager d'autres producteurs (par exemple la Russie et même les États-Unis) à réduire leur production. À l'heure actuelle, le prix du pétrole est en baisse de près de 50% par rapport à son sommet de 2020 et la plupart des marchés boursiers mondiaux ont chuté de près de 20%. Sans surprise, les titres liés à l'énergie et aux voyages ont été les plus touchés, mais très peu de secteurs industriels ont été épargnés. La volatilité a été extrême.

Nos portefeuilles résistent relativement bien. Nous sommes des investisseurs à long terme disciplinés et nous ne réagissons pas impulsivement aux secousses boursières – la plupart de nos gestionnaires de portefeuille et analystes ont déjà vu ce genre de dislocation des marchés. Nous ne cédons pas à la liquidation sous le coup de la panique et ne recommandons pas un retrait complet des marchés d’actions (ni même d’en réduire substantiellement l’exposition). Nous prenons une approche plus réfléchie, en évaluant l’impact potentiel à long terme de l’épidémie du coronavirus sur l’économie et la probabilité d’une reprise de la demande et des cours du pétrole à moyen terme. En outre, nous examinerons toutes les questions dans une optique opportuniste et nous ferons peut-être quelques changements de moindre importance dans les cas qui le justifient.

En matière de répartition des actifs, notre préférence à long terme pour des actions de qualité a continuellement généré des rendements à valeur ajouté sur de longues périodes, moyennant un risque relativement moins élevé. Cependant, ceci signifie aussi que des chocs boursiers significatifs seront dommageables à court terme. Nos portefeuilles résistent relativement bien, même si les actions à grande capitalisation sont généralement les premières à être vendues lors d’un repli boursier en raison de leur liquidité. La surpondération en actifs libellés en dollars américains a quelque peu compensé le recul, puisque des capitaux ont été dirigés vers les devises considérées comme des refuges. Nos portefeuilles non canadiens comptent de nombreuses entreprises mondiales moins exposées au cycle économique mondial qui œuvrent dans des domaines comme les produits domestique et les soins de santé. Comme nous l’avons mentionné par ailleurs, nous avons rehaussé la qualité de nos titres en énergie ces derniers mois.

Il est impossible pour quiconque de prédire comment la situation se déroulera. Les marchés devraient rester très volatils, d'autant plus que la part des actifs dans des fonds passifs ou contrôlés par des algorithmes informatiques est plus élevée que jamais. Nous continuerons à fournir des commentaires et des mises à jour à mesure que la situation mondiale et les marchés évoluent.

Nous suivons de près la situation et restons très attentifs aux implications liées à l’investissement. Cependant, nos décisions d'investissement restent motivées par des facteurs fondamentaux et la création de valeur à long terme. Bien que les replis du marché soient très émotifs, nous pensons qu'une approche disciplinée prévaudra, lorsque les marchés rebondiront comme ils l'ont fait par le passé.

 

back Retour